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 Johannes A. Zimmer  Fucking SAD

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MessageSujet: Johannes A. Zimmer  Fucking SAD   Mar 14 Mai - 22:31




HEY NICE TO MEET YOU !
Johannes Andreas Zimmer



« la prohibition de l’inceste est moins une règle qui interdit d’épouser mère, sœur ou fille, qu’une règle qui oblige à donner mère, sœur ou fille à autrui. C’est la règle du don par excellence. » claude lévi-strauss



Nom : Zimmer Prénom(s) : Johannes Andreas Date et lieu de naissance : 2 novembre 1989 Âge : 23 ans Nationalité(s) : Allemande. Statut amoureux : Célibataire. Situation familiale : Il l’ignore mais est adopté. Parents toujours mariés et c’est un miracle. Une petite sœur, de 6 ans sa cadette.Activités : Il fait quelques jobs par ci par là mais c'est pas vraiment ce qui lui offre de quoi vivre. Études : il a quitté l'école juste après son bac et n'a pas poursuivit à l'université Groupe : Les abimés de la société. Avatar : Gaspard Ulliel Crédit : Tumblr.

Qualités/Défauts: (3/4 adjectifs minimum) Orgueilleux, Odieux, Impulsif, Violent, Paumé, Brisé, Perturbé, Perturbant, Intransigeant, Rancunié, Blindé, Désabusé, Tendre, Protecteur, Attachant, Fêtard, Calin, Joueur.


Salut je m’appelle Boris, et tu vas devoir répondre à toutes mes questions. On va commencer par un truc simple, je suis sûr que t’as déjà entendu parler de moi ? *Johannes fixa le type d’un air dubitatif, arquant un sourcil* Mauvaise réponse ! Bon, sinon tu kiffes Lake Worth ? J’ai connu mieux, c’est pas le pied. Et t'y vis depuis combien de temps ? J’y suis arrivé à… 7 ans J’en suis reparti à 17… Et je suis revenu à 22 ans. Cool. Alors, des résolutions pour cette année ? 2013 année de la baise pour toi ou pas ? Pas moins que les autres années je suppose. Eh bah.. Bon, t'as pas un secret, un truc à cacher ? Un truc que personne doit savoir ? Ça restera entre nous, t'inquiète ! *L’interrogé fixe de nouveau son interlocuteur d’air drôle d’air. Si ses yeux avaient eu une langue, ils lui aurait surement demandé s’il était con…* Bref tu veux ? Je présume que tu mens, comme tout le monde. C’est quoi le mensonge le plus ridicule que t’as dit pour te sortir du pétrin ? Je savais pas qu’on trouvé des cartes de journalistes dans les paquets de céréals. C’est quoi la question la plus merdique que tu vas me poser ? On a atteins le sommet là où je dois m’attendre à pire encore ? Ouais, je m'en doutais un peu en fait.. Enfin bref, ça m’emmerde ces questions on va s'rouler un joint ? J’ai mieux que ça si tu veux.




Et irl t'es qui ?

Prénom : Stan. Pseudo : Ecstasy. Âge : 23 ans. Pays : France. Comment tu nous as connus ? Par hasard. T'en penses quoi ? Des commentaires/suggestions ? Il correspond parfaitement à mes attentes. Fréquence de connexion : 5/7. Scénario ou PI ? PI ^.

remplis ce code pour valider ton personnage dans le bottin:
 




Dernière édition par Johannes A. Zimmer le Mar 14 Mai - 22:45, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Johannes A. Zimmer  Fucking SAD   Mar 14 Mai - 22:31




QUEL FÊTARD ES-TU ?
(remplacer par un ✔, une seule réponse possible)



on est jeudi soir, tu reçois un sms pour te dire qu’il y a une fête improvisée ce soir à deux pâtés de maison de chez toi. tu te retrouves à devoir choisir entre aller faire la fête ou bosser ta grosse interro pour demain, 8h. alors, tu fais quoi ?

rien à faire de la soirée, les cours c’est trop important, moi, je bosse !
je sais faire les deux à la fois moi, je vais y aller une petite heure et je bosserai ensuite.
oh, tu sais, j’y vais au talent moi, comme d’hab t’façon ! on n’a qu’une seule vie mon gars.
ah bon, y avait une interro ? baaah, on s’en fouuuut, fiestaaaaaa !

généralement, quand tu regardes les photos de soirées le lendemain, t’es qui ? celui qui est à poil au milieu du salon ? celui qui quiche sur son crush ? celui qui pleure dans un coin ? celui qui baise dans un coin de la maison ? ou peut-être celui qui est clean, en fait ?

je préfère pas en parler, j’suis toujours dans des situations embarrassantes..
moi, tu m’vois en train de pécho plein de gens différents sur chaque photo aha !
j’suis à peu près clean, en général, je tiens les cheveux de ceux qui vomissent.
photooooo ! j’suis la personne qui s’incruste sur toutes les photos moi, alors qu’on m’connaît pas !

et, en fait, on tu te souviens exactement de tout le lendemain de la soirée, ou bien on est obligé de te montrer les photos pour que tu saches ce que tu as fait tellement t’avais bu ?

absolument pas, aucun souvenir, on m’apprend des trucs improbables chaque fois !
j’ai un peu des flashs, mais c’est difficile quand même de me souvenir.
bien sûr que je me souviens de tout, comme si c’était.. ah ben, c’était hier !

enfin, bu, c’est vite dit. tu prends quoi, toi, en soirée ? tu restes sur l’alcool, simplement, ou tu tournes à autre chose ? ganja, ecsta, lsd, cocaïne, poppers, héro ? ou alors, tu te contentes du paquet de clopes qui traîne sur la table ?

je prends tout. tout ce qui se boit, se fume, s’avale, se sniffe, se pique. tout c’qui m’fait planer.
ah non, moi, je reste à l’alcool et la ganja hein. bon, un cachet de temps en temps, pourquoi pas.
y a rien de mieux que la vodka, mon gars, rien !
je touche pas à tout ça moi, je reste aux clopes, c’est tout. et encore.





On dit que les "on" sont tous des cons



On dit souvent que les enfants n'avouent jamais rien à leur parents quand ils vont faire la fête, ils mentent et n'avouent quasiment jamais la vérité. C'est vrai ?
J’ai longtemps dis la vérité. Jusqu’à ce que la vérité ne soit plus désirée.
On dit et on répète tout le temps que l'alcool n'est autorisé qu'au plus de vingt et un ans en Amérique, tu fais gaffe à la loi toi ou pas ?
J’ai pas attendu 21 ans pour boire à en oublier où j’habite et qui je suis. Mais c’est pas vraiment une loi si ? Genre pas comme celle qui interdit le viol quoi… Une loi garde-t-elle de son sens si on est plus nombreux à l’enfreindre qu’à la respecter ? Je crois pas.
On dit souvent que la première fois qu’on le fait c’est le plus beau jour de sa vie, avec la bonne personne et tout, t’en penses quoi ?
Je garde un bon souvenir de la mienne. C’était pas avec la femme de ma vie et j’étais stone mais c’était pas non plus une inconnue et je savais encore ce que je faisais.
On dit que l’alcool et la drogue ça fait vraiment pas bon ménage, toi t’es plutôt mélange douteux ou tu restes basique vodka/jus d’orange c’est incontournable ?
J’ai pas vraiment de limite quand je suis lancé. Et tout dépend de la soirée et des fréquentations. Dans certaines circonstances, je préférerais rester à peu près clean. Dans d’autres… Il vaut mieux être parfaitement défoncé.
On dit que prendre le volant après avoir bu c’est vraiment pas une bonne idée, t’écoutes toi toutes ses préventions ou t’en a rien à faire, parce que quand tu décides de rentrer c’est en voiture et pas autrement peu importe ce qu’on te dit ?
C’est pas vraiment par conscience du danger mais je ne prends pas le volant ivre mort. J’aime dormir sur place en fait. Et quand c’est impossible, j’aime rentrer à pieds. Ca fait décuver et avec un peu de chance on fait une rencontre agréable.
On dit qu’une fois qu’on a pris sa première cuite, les fois d’après on fait plus attention. Tu connais tes limites ou pour toi peu importe tant que t’es pas déchiré ta soirée n’est pas réussie ?
Les circonstances conditionnent ma soirée. Je me suis vu vouloir rester soft pour profiter de la soirée au maximum avec mes potes. Je me suis vu vouloir en profiter en me défonçant purement la tête. Tout dépend des autres finalement.
On dit souvent qu’une fête réussie, c’est une fête avec de l’alcool, des invités canon et surtout du bon son ? C’est quoi toi la musique qui te mets dans tout tes états ?
Le rock et l’électro. Faut que ca bouge, que ca sente la coke à 10 bornes, que les corps transpirent les uns contre les autres jusqu’à l’épuisement.
On dit que l’habit ne fait pas le moine et des fois cette citation n’est vraiment pas fausse. Alors tu caches ce que tu es ou au contraire t’es 100% authentique, ta casse-couille attitude c’est toi et personne d’autre.
Tu viens de m’appeler comment ?.
On dit que les jeunes sont cons, que ça en devient problématique. Toi tu bosses un peu ou l’école ce n’est vraiment pas ton truc, t’as juste hâte d’une chose c’est que ça se finisse le plus vite possible.
J’ai quitté l’école depuis un bail et j’ai pas vraiment envi d’y retourner.
On dit que quand on couche avec plus de trois garçons par jour c’est qu’on n’est pas vraiment considéré à sa juste valeur. T’en penses quoi toi ? Et t’es plutôt un(e) saint(e) ou une marie couche toi là ?
Je ne couche pas avec les mecs mais sûr que j’aime pas passer après un autre mec. Tu parles de qui au juste que je l’évite si possible ?
On dit le plus souvent que la beauté c’est super important avant tout pour les jeunes, toi tu pécho quoi comme genre de meuf/mecs ?
J’ai pas de genre en particulier.
On dit que souvent les questionnaires c’est chiant, mais tellement chiant qu’on a l’impression que ça s’arrête jamais c’est faux hein ? Il était cool mon questionnaire ?
Je dois vraiment répondre à celle là où on se refait un rail ?





Dernière édition par Johannes A. Zimmer le Mar 14 Mai - 22:40, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Johannes A. Zimmer  Fucking SAD   Mar 14 Mai - 22:32




3615 MY LIFE




Berlin a vue naitre Johannes mais ceux qui l’ont élevé ne l’ont pas mis au monde. Le fruit de leur amour naquit que 6 ans après le jeune homme. Il l’ignore. Elle est sa sœur et ils sont ses parents. Ils sont sa famille. Des allemands embarqués pour l’aventure américaine quelques mois seulement après la naissance de la gamine. Dylan. Elle ne connut pas les rues de Berlin. Lui non plus finalement. On ne traine pas dans les rues à 7 ans. On ne se perd pas à 7 ans.
Il a 13 ans quand tout commence. Il échappe à ses parents. Il a de mauvaises fréquentations. Pas si mauvaises que cela. Ils le savent. Ils lui laissent plus de liberté. Ils lui font confiance. Il a reçu une bonne éducation et c’est un bon garçon. Il saura s’arrêter. Est-ce qu’il sait ? Est-ce pour cela qu’il fait tant de frasques ? Et qui sont-ils pour le blâmer de vivre ? A lui qui pourrait leur reprocher de lui avoir menti. Mais non. Il ne sait rien. Comment l’aurait-il appris ? Il ne faut pas qu’il sache. Alors on le laisse vivre sa vie, on évite le conflit. Et il grandit. Cette bande d’amis est sa deuxième famille et nulle ne sait jusqu’où elle le ménera. Papa va le chercher au poste et maman négocie avec son collège pour qu’il le garde, puis son lycée. Il est agité, perturbé, remuant. Mais ce n’est pas un mauvais gamin. Il vit un peu trop. Et ses amis sont tous comme lui. Ils veulent croquer la vie par les deux bouts et à pleines dents. Ils vont trop vite, vivent trop fort. Jusqu’à s’en mélanger les corps, jusqu’à en perdre la notion du temps et de l’espace. Les cours passent au second plan et ils connaissent ensemble toutes leur premières fois. Leur première cuite, leur première nuit, leur première chute.
Qui pourrait leur en vouloir ? Surement pas Dylan. Il est son frère, son grand frère. Et malgré son agitation il est très présent pour elle. Cette gamine est tout pour lui. Il déteste la voir pleurer et sèches toutes ses larmes lorsque l’âme brisée elle vient se réfugier dans ses bras, chaque nuit où il dort à la maison. Il l’aime. Elle n’est pas sa sœur. Elle est sa sœur. Elle compte tellement sur lui. Elle compte tellement pour lui. Elle ne le blâme pas lorsqu’il rentre à la maison entre deux types en uniformes. Elle lui saute dans les bras chaque fois qu’il vient la chercher à l’école. Elle rit quand il rentre trop éméché pour boire du lait sans s’en mettre partout, quand il essaye d’éponger le sol et finit par plus pouvoir s’en relever, quand il tente de ne pas réveiller ses parents et qu’elle le fait pour lui par son rire cristallin. Elle grandit mais reste son bébé. Dylan a 11 ans quand il s’en va. Il l’abandonne. C’est un petit con et elle l’aime en dépit de tout ce qu’il est. Sans le savoir, il l’abandonne.
Car il y a cette fille. Sa meilleure amie. Il se rapproche d’elle. Il l’a connaît depuis petit mais semble seulement la découvrir. Il l’aime. Elle l’aime. Sa tête qui autrefois se posait sur les premiers genoux venus ne réclame plus que les siens. Ses lèvres ne se languissent plus que de celle de cette blonde. Son rire, ses mots, ses courbes… Il l’aime. Rien n’est trop beau pour elle. Et elle aussi aime l’aventure. Elle est comme lui. Elle l’a toujours été.
Cette bande d’ami, cette deuxième famille fait un pied de nez à la première. Il suit cette fille dont il est amoureux et poursuit son rêve d’aventure. Il a 17 ans quand il annonce à ses parents qu’il s’en va. Où ? Il n’en sait rien. Comment ? C’est une variable incertaine. Pourquoi ? Ca il le sait. Cinq ans. Cinq ans à l’entendre lui hurler dessus tous les mardis. Au téléphone. Car c’est tout ce qu’il leur reste. Il vit la grande vie. Il ne sait pas ce qu’elle vit. Il ne l’entend pas changer. Il surprend à peine quelques comportements troublants. Ils s’aiment toujours autant. En dépit des insultes, en dépit des reproches. Son rire a changé, il n’est plus si pur. Elle a 14 ans. Elle grandit. Loin de lui. Et c’est sa faute. Mais il aime sa nouvelle vie. Du moins il l’aimait. Elle le déteste. Elles le détestent.




« Where did I go wrong, I lost a friend
Somewhere along in the bitterness
And I would have stayed up with you all night
Had I known how to save a life »

Affalé dans son siège, les pieds sur le bureau, les bras croisés, la tête coiffée d'un casque audio noir Marshall, le garçon semblait dormir du sommeil du juste, paisiblement. Morphée s'apprêtait bel et bien à l'emporter tandis que résonnait dans son esprit, le refrain d'une musique devenue douloureuse comme beaucoup d'autres avec elle. Les notes de piano si douces autrefois lui semblaient plus lourdes de sens à présent. Il ouvrit une dernière fois les yeux, péniblement. Autour de lui, un blanc agressif, un blanc oppressant. Un blanc qu'il souillait par sa simple présence. Pas de place pour la vermine ici bas. Il fixa la pendule, il n’avait pas quitté son appartement depuis des heures. Battant à peine des paupières comme s'il pouvait lutter contre la fatigue accumulée, ses yeux finirent par se clore pour de bon et son esprit s'embrouilla.

[i]Il pleut. L'eau de pluie colle ses cheveux sur son visage. Il grelotte, pourtant il n'a pas froid. Ses vêtements sont trempés et les traits de son visage résonnent encore des coups reçus. Sa lèvre et sa pommette sont tuméfiées et le sang commence à atteindre le col de son t-shirt se mêlant à l'eau. Sa tête lui fait mal. Il jette un regard derrière lui. Les sirènes des ambulances ne cessent de briser le silence. Les urgentistes s'affairent de toutes parts autour de lui, tout le monde court. Une jeune femme cri sa frayeur. Pas lui. Lui est là, les deux pieds ancrés sur le macadam, observant la scène incrédule, paralysé. Un jeune homme, son meilleur ami, est comme lui immobile, sur la gauche des ambulances et est encadré par deux hommes en uniforme, menottes aux poignets. Jazz’ repose son regard sur la scène qui s'offre devant lui. Un autre homme git au sol. Il ne le connaît pas, mais les médecins ont cessé de tenter l'impossible pour le ramener. Ses mains le brûlent, il pose son regard dessus. Elles sont couvertes de sang. Il se souvient, il a pris la tête de l’inconnu entre ses mains avant de s’écarter. C’est le sang de l’inconnu, celui qui coule de sa nuque. La pluie glisse sur les mains du jeune homme sans les laver. Il frotte légèrement, doucement mais rien n'y fait. Un tel affront jamais ne se lave. La pluie ne peut rien pour lui. Un urgentiste couvre le corps de l'homme d'un drap puis s'approche de Jazz’ et le transperce. Le corps fantomatique du garçon n'oppose aucune résistance. Un vide l'enivre.

Puis le calme, les sirènes s'arrêtent subitement et tout se fige. Pourquoi plus personne ne bouge ? Il a une petite idée pour l’homme gisant au sol, mais les autres ? Que se passe-t-il ? Il tourne doucement sur lui-même, son regard ahuri cherchant une explication, un poing d’ancrage, un mouvement, même infime. La scène s’évapore en volutes bleutées. Cette fois il est seul. Debout dans une pièce sans issue. C'est totalement irréel, comment est-il entré ? Puisqu'il n'y a ni fenêtre ni porte. Et comment peut-il en sortir. Sortir de cette pièce éclairée sans plafonnier. Il ose quelque pas et atteint bientôt un mûr. Ses mains l'effleurent avant de s'y poser, il cherche une issue, il y en a forcément une. Il frotte, découvrant sous la poussière, des écritures, désordonnées, superposées. Ce sont des paroles agressives.
Il lit et se mets à ôter la poussière fébrilement, dans l'hystérie, les mots se répètent. Assassin. Les battements de son cœur s'accélèrent, il peine à respirer et lorsqu'il découvre un mot nouveau...
Andrew Barkley... 901... Free at last... Mike.
Les mûrs se mettent à bouger. Ils avancent vers lui, rétrécissant l'espace déjà si restreint de la pièce sans vue. Andreas panique et recule jusqu'à ce que son dos ne heurte un autre mur. Il se retourne comme surpris, touchant ce mûr qui lui aussi ne renferme que des écritures qui l'assaillent. Le plafond se rapproche lui aussi, l'étau se resserre. Il se met à hurler, cherchant frénétiquement à repousser les mûrs. Il abdique, ils sont plus fort que lui. Il frappe, dernier soupçon d'instinct de survie, d'estime de soi. Il s'assit dans un coin de la pièce et ramène ses genoux contre sa poitrine. La tête enfouie dans ses bras croisés, les larmes lui brûlent le visage. Il aurait bien pu se mettre à prier s'il avait cru en dieu. Les mûrs repoussent un peu plus son petit corps, sa poitrine lui fait mal. Sa respiration se bloque tandis que son cœur tend à exploser.


Il rouvrit les yeux. Ses pupilles dilatées dans l'obscurité de son sommeil se rétractèrent sur un environnement familier et blanchâtre. Ses mains étaient moites et un picotement désagréable lançait dans sa nuque. Il y passa sa main comme s'il pouvait se débarrasser de ce malaise soudain et se redressa dans son siège, enlevant le casque de ses oreilles pour le rejeter en arrière sur ses épaules. Un énième coup d'œil à la pendule et il partit. Sortir. Prendre l’air. La porte claqua et il remit son casque audio sur sa tête enfonçant les mains dans ses poches.

Les clefs cliquetèrent dans la serrure et il ouvrit la porte de son appartement. Il jeta les clefs sur la table en entrant et se dirigea vers la cuisine en chantonnant. Il chercha dans les placards de quoi combler cette petite faim qui le tiraillait.
"My body's broken, yours is bent "

Il monta à l'étage rapidement, ses pieds frappant l'escalier et entra dans sa chambre. D'une planque il sortit la douceur. Il s'assit sur son lit et commença à rouler.
Il s'interrompit, concentré sur la fine feuille et son contenu qu'il roula en cône habilement. Sa langue termina le travail et il porta cette douceur à ses lèvres. Il se remit à chanter de sa voix grave, légèrement éraillée.
"Carve your name into my arm
Instead of stressed, I lie here charmed
'Cause there's nothing else to do
Every me and every you "

Un tiroir dans la cuisine lui offrit de quoi allumer l'illusion et il reprit ses clefs avant de sortir.


Il a 21 ans et voilà quelques mois déjà qu’il est à la dérive. Autant de mois à l’ombre pour Mike. Il n’a pourtant rien fait. Johannes devrait être à sa place. L’accident était trop beau. La fin trop tragique. L’autre est mort. Le craquement de sa nuque hante les nuits du brun et assombrit celle de son ami. Coupable innocent. Le brun sombre. Il ne pourra plus jamais rentrer. Leur bande d’amis, cette famille là se désarticule autour de lui. Il a tué. Il est libre. Mike n’a rien fait. Et il est enfermé. La blonde. Sa blonde. Elle ne lui en veut pas. Mais elle ne le reconnaît plus. Elle ne peut rien pour lui. Il s’est perdu. Cette nuit là. Le regard de l’ambulancier, celui qui te dit « ta vie ne sera plus jamais la même » ce regard là était pour lui. Le secret sera bien gardé. Mike sortira et la trahison n’est pas dans leur religion. Mike a voulu prendre sa place, c’était son choix. Johannes était trop jeune pour finir à l’ombre. Il s’en sortira mieux que lui. Sa blonde tente de le sortir du néant dans lequel il se complait, faible châtiment pour un si grand manque de courage. Mais c’est trop tard. La drogue déchire son corps, le possède, l’obsède. Et avec elle, son comportement change. Il est plus violent, moins calme. Il panique. Il désire trop fort. C’est terminé.
Mais elle a 15 ans. Et il lui manque. Elle lui manque. Il croit rêver. Il croit la reconnaître. Elle lui saute dans les bras. Elle a grandit. Elle est là pour elle. Elle s’est évadée à son tour, elle a cherché l’oxygène. Elle est dépravée. La petite fille au rire cristallin n’existe plus. Elle est là pour lui. Elle le sauve malgré elle. Il doit la ramener chez elle, elle est trop jeune pour trainer là avec lui. Elle l’oblige à rentrer ce faisant. Et le sauve du néant. Du moins en partie. Il rentre avec elle. Quelques mois plus tard, alors qu’il pensait repartir plus vite, elle emménage chez lui. Elle a 16 ans et le diable au corps. Elle a 16 ans et n’a pas attendu de tuer pour aimer se détruire. Elle ne l’a pas attendu. Ou bien l’a-t-elle trop attendu ? Ses yeux sont trop maquillés et transpirent trop souvent. Elle le frappe de ses petits poings inefficaces. Elle hurle trop fort, elle l’insulte trop bien. Comme s’il avait besoin qu’on complique son quotidien, elle est invivable, intenable. Et putain il l’aime. Comme il n’a jamais aimé. Ce petit bout de femme brisée par l’absence qu’elle lui reproche si bien. Il découvre la colère avec elle, sa colère. Il découvre sa violence et la démence. Le corps même de cette gamine, de sa gamine, attire ses regards. C’est interdit. Elle lui fait vivre son enfer. Elle a 17 ans et déjà n’est plus une gamine. Pourtant elle chiale toujours. Trop souvent. A-t-il perdu le droit de la juger ? A-t-il perdu le droit de la protéger ? C’est ce qu’elle dit. Il avait qu’à être là. Il n’aurait pas dû partir. Elle a peur qu’il tombe amoureux. Il ne doit y avoir qu’elle. Il n’y a qu’elle. Elle et sa façon de l’énerver, elle et sa façon de l’allumer, elle et sa façon de l’attendrir. Elle et sa façon de se faire désirer. Elle et sa propension à mettre en relief ses plus belles névroses.




Dernière édition par Johannes A. Zimmer le Mar 14 Mai - 22:37, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: Johannes A. Zimmer  Fucking SAD   Mar 14 Mai - 22:34

BIENVENU TOI

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MessageSujet: Re: Johannes A. Zimmer  Fucking SAD   Mar 14 Mai - 22:35

Ulliel
Bienvenue.

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MessageSujet: Re: Johannes A. Zimmer  Fucking SAD   Mar 14 Mai - 22:46

Merci vous deux

J'ai terminé xD C'est pas comme si on s'était préparés avec la frangine Rolling Eyes

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MessageSujet: Re: Johannes A. Zimmer  Fucking SAD   Mar 14 Mai - 22:51

J'ai hate de voir ça ! Il y un post pour dire que la fiche est fini ! Cool.

Spoiler:
 

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MessageSujet: Re: Johannes A. Zimmer  Fucking SAD   Mar 14 Mai - 22:53

J'ai vu ça ^^ Merci bien. Je m'y suis signalé xD

*oh oui un lien dès que je serais validé*

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MessageSujet: Re: Johannes A. Zimmer  Fucking SAD   Mar 14 Mai - 22:53

Moi j'te prends mon branleur.

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MessageSujet: Re: Johannes A. Zimmer  Fucking SAD   Mar 14 Mai - 22:54

J'attends sagement

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MessageSujet: Re: Johannes A. Zimmer  Fucking SAD   Mar 14 Mai - 22:55

xD ça m'aurait étonné que tu attendes d'être validée pour la ramener toi... Moi aussi je t'aime

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MessageSujet: Re: Johannes A. Zimmer  Fucking SAD   Jeu 16 Mai - 17:13

Bienvenue. I love you allez, je t'embête pas plus longtemps, va t'amuser avec ta soeur. tu es validé.

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MessageSujet: Re: Johannes A. Zimmer  Fucking SAD   Jeu 16 Mai - 17:43

Merci pour l'accueil et pour la validation

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