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 I'll burn you (Alex)

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MessageSujet: I'll burn you (Alex)   Sam 11 Mai - 20:15

Sms de Alex Kheez a écrit:
des horreurs, tout de suite. tu m'aurais dit l'autre jour, j'aurais rien envoyé à ton con. puis si tu savais à quel point j'me fous de ce que tu penses de mon attitude.

J'allais le tuer ! En tout cas, c'est ce que j'étais certain en sautant du bus. En même temps, je sais ce que vous devez penser. Comment de filles doivent vouloir la mort de cet enfoiré de Kheez ? Je ne dois qu'être un nom d'une longue liste. Peut-être que je pourrais faire un rassemblement Facebook ? Bref, je m'égare. Je pénètre dans sa faculté sans vraiment me présenter. J'ai l'habitude des lieux. Même si je suis lycéen je compte plus le nombre d'étudiants de cette fac que j'ai sucé. Je ne serais même pas surprit si l'un d'eux vient me saluer. Mais, c'est pas le problème du jour, mon problème est Alex ou comment il a dépassé les bornes. Retirez des annales tout ce que j'ai pu dire sur lui. Oui, je l'aimais bien, mais plus que cela. Non, pas de l'amour véritable. Mais, je pensais qu'on se ressemblait...Après tout, nous étions des dieux au lit et des gamins déconneurs qui s'entendaient trop bien. Je m'attendais pas que cela dure toute la vie...Et, même pour dire la vérité je pensais que c'est Alex qui me jetterait en premier car il aurait trouvé une meilleure bouche. Sur ce coup, j'aurais été triste, mais je ne lui aurais pas fait de scandale. J'aurais laissé ma place...

Mais, là, l'enfoiré, se faire passer pour moi avec mon téléphone, écrire ses horreurs à Faust et tout cela pour quoi ? Car, je suppose que c'était drôle ? Qu'il pouvait faire du mal à Faust ? Et, enfin avoir un moment de pression sur lui ? Et honnêtement vous savez quoi ? Je comprends tout ça....Je comprends car on déteste tous quelqu'un. Quelqu'un qu'on a envie d'étrangler de ces mots. Je veux pas participer à leurs concours de qui a plus la grosse avec Faust. C'est leurs histoires...Mais, ce que je digère pas, c'est qu'il m'est utilisé...Il savait ce que je ressentais pour Faust...Il savait que cela me blesserait. Mais, je sais, qu'Alex se fou de ce que peut ressentir les autres...Cependant, je pensais que cela différent avec moi....

Non, ne me regardait pas comme ça. Je sais que tous les trous où il met sa queue ont du penser cela. Je ne suis pas différent d'eux. Je n'ai été qu'un trou, un orifice pour lui. Cependant, pour moi, il était devenu mon ami, mon confident, quelle belle erreur que la mienne ! Mais, aujourd'hui, je viens régler les comptes. Car, je sais que de menacer Kheez cela ne sert à rien. Et, vous avez vu mon gabarit ? Mais, aujourd'hui, j'ai beaucoup mieux. Je sais ce qu'il fait à cette heure là. Il doit mettre son zob dans une fille de l'équipe de natation. Je rentre dans les vestiaires et je sors une batte de baseball de mon sac. Les jeunes étudiantes sortent des vestiaires en criant. Je vois Alex de dos, sa queue bien ancrée dans sa donzelle. Je pose sa main sur son épaule et je l'appelle : « Alors, comme cela tu te fous de ce que je pense ? Et, ça tu t'en fous ? » J'attends qu'il se détache et je lui envoie mon genoux dans son service trois pièce encore en érection. OUCH ! Cela doit faire mal ! J'ordonne à la pouffe de nous laisser. Je fais tomber Alex parterre et je pose ma batte de baseball dans sa toison pubienne de mâle. « Et, là, j'ai ton attention, Alex ? Ou, il faut encore que je la frappe et cette fois avec ma batte ? » Car s'il y a bien une chose qu'Alex aime plus que tout c'est sa bite. Je suis sur que si cet enfoiré était assez souple il passerait ses journées à se la sucer.

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    ⊹ I can be a good boy.
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MessageSujet: Re: I'll burn you (Alex)   Sam 11 Mai - 22:36

Puis si tu savais à quel point j'me fous de ce que tu penses de mon attitude. Pourquoi j'ai dit ça ? Quel con. C’est malsain, c’est dégueulasse, c’est la merde. Spectateur de ma propre vie, je regarde sans réellement voir la salope à mes bras, appréciant un silence pesant qu’elle tente vainement de briser avant qu’elle ne se taise à nouveau, dépitée. Le monde est au ralenti, ou alors c’est seulement moi qui ai cessé d’avancer. Faut dire que je bloque sur un nombre de choses incalculables, c’est à peine croyable. Je me sens seul dans la foule compacte, j’ai comme l’impression d’être paralysé. Mon cerveau est devenu une maison de vacance pour démons et mes chimères d’antan reviennent me hanter. Mon corps, mon âme se détruisent sur les morceaux de mon existence qui me semble subitement vide de sens. Oh que c’est pitoyable. ça craint. Autour de moi, les gens s’agitent ça et là, gueulant comme des clébarts enragés des futilités, des conneries sans nom. Et moi, j’ai envie d’hurler, de couvrir les bruits, de leurs casser la gueule. Je peux plus sortir dans la rue, je peux plus rester enfermer à m’user le cul sur les bancs de la fac à écouter le prof déblatérer des choses auquel j’entrave que dalle. Ça me rend clautro et agressif. « Kheez, t’es pas réactif aujourd’hui. Alors t’en pense quoi ? » Je le regarde sans vraiment comprendre, haïssant subitement ce mec que hier encore j’adorais. « Et si t’allais plutôt te foutre ton putain d’iphone dans le cul pour voir ? Connard. » Et je me barre. La solitude, le manque c’est terrible. Parce que ouais, je suis en manque. Certainement rien de plus qu’une crise d’enfant pourri gâté. Rhian ne me répond pas, Sorcha ne me parle toujours pas et les autres je ne les aime pas. Putain. J’ai l’impression de n’être plus qu’un môme désabusé. Derrière moi, des bruits de course attirent mon attention et je ne me retourne pas. La salope dont je ne connais même pas le nom me suit, comme une chienne bien dressée derrière son maître.

Ses feulements, ses gémissements emplissent la pièce, me niquent les tympans à chaque fois que je lui assène un coup de rein. Dans un coin du vestiaire des meufs, je la baise comme si ma vie en dépendait. Je la prends comme pour lui faire comprendre que c’est sûrement pas de l’amour, parce que l’amour c’est pour les pds. Elle me mord, elle me griffe alors que je lui fais atteindre le septième ciel sans rien ressentir. Elle murmure quelque chose à mon oreille. Je t'en supplie me parle pas, laisse juste kiffer mon vas et viens de taulard. Et toujours les derniers mots que j’ai dit à Rhian qui passent en boucle dans mon esprit. Alors je la baise plus fort, toujours plus fort. Si fort qu’elle ne parviendra certainement pas à s’assoir pendant un moment. Des cris, des hurlements. Je m'en fous. Une main sur mon épaule. « Alors, comme cela tu te fous de ce que je pense ? Et, ça tu t'en fous ? » Blasé, j’me retire de la jeune femme, me retourne pour découvrir Rhian que je regarde froidement. Puis vient la douleur. Fulgurante, lancinante. Je me plie en deux, m’écroule en me tordant de douleur. « Tu sais que des gens peuvent en crever, Rhian ? » Je le siffle entre mes dents serrés, n’essayant même pas de pigé ce qu’il vient d’arriver. « Putain de merde ! Pauvre con ! » La douleur, la surprise s'atténuent légèrement et je tente de me relever, me rhabiller, n’appréciant pas vraiment d’être mis dans une situation d’infériorité. Trop tard. Batte de baseball posée sur mon bas-ventre. Ok. Je me fige, me demandant ce qu'il fout, bon dieu de merde, avec une putain de batte de baseball et pourquoi personne n'a jugé bon d'appeler les flics ? C'est un complot. Ma bite a pourtant tant de choses à offrir au monde. « Et, là, j'ai ton attention, Alex ? Ou, il faut encore que je la frappe et cette fois avec ma batte ? » Il déconne là ? Je fronce légèrement les sourcils avant de le gratifier d’un sourire arrogant. « Sérieusement ? Tu te la joues caïd des bacs-à-sables maintenant mon mignon ? » Je retiens un ricanement non sans peine. Si il pense sincèrement que je vais me mettre à chialiner comme un môme de cinq ans pour sa gueule d’ange, il se trompe. « J’t’avais pas dit d’envoyer un sms avant de te ramener la dernière fois ? » Et le pire dans tout ça, c’est que j’suis plutôt heureux de le voir, oubliant l’espace de quelques secondes la batte de baseball qu’il tient contre mon membre, mais plutôt crever que de lui montrer. Et je me marre, hilare, comme si je ne risquais pas à chaque instant de finir castrer. Quelques secondes s’écoulent et je pose ma main sur la batte, m’asseyant. « Tu veux pas que je te débarrasse de ça avant que tu ne te blesse ? Puis merde, ça serait dommage de me briser la bite. A moins que l’autre ne se soit décidé à te baiser, auquel cas, je te suis plus d’une grande utilité, je te l’accorde. » Sans déconner, je flippe même pas. Je me doute qu'il me filerait pas un coup de massue entre les jambes. ça serait du gâchis pur et simple. Mes yeux sondent durement les siens, mon sourire disparait subitement « Bon alors, tu me veux quoi cette fois-ci ? Je veux qu’on en finisse rapidement, si ça ne te dérange pas. J’ai cours dans cinq minutes et pas vraiment le temps ou l’envie de me battre pour des conneries. » Parce que oui, pour moi c’est que des conneries. Puis merde, j’ai fait quoi de mal ? « C’est Faust qui t’envoie me briser les couilles ? Littéralement cette fois ? » Je lève les yeux aux cieux. « Si c'est le cas, tu peux dire à ton clébart que je lui laisse son bout de viande. Comme je te l'ai déjà dit, t'es pas irremplaçable. C'est con, certes, on a passé de bons moments ensembles, mais ça s'arrête là. On le sait aussi bien l'un que l'autre. J'ai été un gode, t'as été un trou, fin de l'histoire. » Chaque mot qui sort de ma bouche me donne envie de me tirer une balle dans la tempe. C'est qu'un tas de conneries, des mots stériles qui sortent de ma bouche presque instinctivement alors que la seule chose que j'ai envie de lui dire, c'est un truc du style "désolé, j'ai été con. désolé si j'ai pu te blesser. c'est naze sans toi, je ferais tout ce que tu veux. viens je te ramène chez moi et on se réconcilie sur l'oreiller. ou je m'en fous. ce que tu veux, mais plus jamais ça." La vérité, c'est que je suis un demeuré. Et c'est tragique.
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MessageSujet: Re: I'll burn you (Alex)   Dim 12 Mai - 9:18

« Tu sais que des gens peuvent en crever, Rhian ? » Je suis furieux. Je l'écoute même plus. Hors de moi. Dans mes yeux, je suis pas un gamin. Je suis un homme prêt à lui faire mal. Si mal...Mes muscles vrombissant sous l'impulsion de cette colère qui me contrôle. « Putain de merde ! Pauvre con ! » « Et, encore, tu n'as rien vu de ce que le petit con t'a réservé, enflure ! » Mes yeux semblent cracher du feu sur l'homme que j'ai mis à terre avec un bon coup de genou bien placé. Cela doit faire mal, mais je regrette rien. Ma batte sur ce qu'il a de plus précieux. Je le menace. J'ai même pas peur de la sécurité qui peut arriver à tout moment. Je suis mineur. Je n'aurais droit qu'à une petite tape sur la main. Mon père est avocat, donc je l'emmerde ! « Sérieusement ? Tu te la joues caïd des bacs-à-sables maintenant mon mignon ? J’t’avais pas dit d’envoyer un sms avant de te ramener la dernière fois ? » Putain ! Me sourit pas Alex, sinon il va arriver un malheur. Qu'est ce que je veux lui effacer cette barre sur son visage. Cette barre qui me nargue. Je lève ma batte et je frappe violemment le sol à côté de sa tête. Le carrelage se fissure et je repose aussitôt ma batte sur son ventre. « Arrête cela tout de suite ! Alex ! Tu peux prendre un truc au sérieux une fois dans ta vie ? » Car, il a pas compris que c'est le seul moyen que j'ai trouvé pour attirer son attention. Ma main tremble car je réalise que je pourrais vraiment lui faire du mal. Une part de moi qui le veut et l'autre non. Car, je suis pas quelqu'un de violent...juste quelqu'un de blessé. Je le laisse poser sa main sur ma batte et s'asseoir. « Tu veux pas que je te débarrasse de ça avant que tu ne te blesse ? Puis merde, ça serait dommage de me briser la bite. A moins que l’autre ne se soit décidé à te baiser, auquel cas, je te suis plus d’une grande utilité, je te l’accorde. » Finalement, la colère quitte mes traits et c'est la tristesse qui l'envahit. Triste de voir qu'Alex a toujours rien compris. « Non, il a pas décidé de me baiser et déjà il a quelqu'un...Mais, c'est pas la question et cela te regarde pas ce qu'il se passe entre Faust et moi...» Mes mains ne sont pas si assurées sur cette batte. Car, je comprends que quoi que je fasse ou quoi je dise. Il s'en foutra. En même temps, j'attends quoi ? Un miracle ? « Bon alors, tu me veux quoi cette fois-ci ? Je veux qu’on en finisse rapidement, si ça ne te dérange pas. J’ai cours dans cinq minutes et pas vraiment le temps ou l’envie de me battre pour des conneries. C’est Faust qui t’envoie me briser les couilles ? Littéralement cette fois ? Si c'est le cas, tu peux dire à ton clébart que je lui laisse son bout de viande. Comme je te l'ai déjà dit, t'es pas irremplaçable. C'est con, certes, on a passé de bons moments ensembles, mais ça s'arrête là. On le sait aussi bien l'un que l'autre. J'ai été un gode, t'as été un trou, fin de l'histoire. » Putain, j'aurais jamais cru ça...Mais, Alex me donne envie de pleurer. Une larme termine de couler sur ma joue mais je la sache aussitôt d'un revers de manche car j'ai pas envie de pleurer pour ce connard. « Alors, c'est que tu penses ? Bah, moi, je vais t'en apprendre une bonne. Tu n'étais pas qu'une bite pour moi. Non, t’inquiète, j'allais pas te demander en mariage. Mais, je t'aimais bien, Alex. Je t'aimais comme tu étais. Tes défauts. Tes qualités. Tu crois quoi ? Pourquoi je passais autant de temps dans ton lit ? Je connais au moins vingt mecs rien que dans cette fac qui me payerait pour que je les suce... » Je retire la batte de ses mains et je la lève comme une menace. Plus, par l'emportement de l'émotion que pour autre chose. Mes yeux sont embués mais résiste. Je pleurais pas pour ce con...Je pleurais pas...« Je t'aimais bien car je me sentais bien avec toi. On s'amusait bien. Sans attache, ni vraiment de règle. J'étais bien avec toi car j'ai l'impression que tu me comprenais et que je te comprenais. Que tu te jouais ce rôle d'enfoiré simplement pour te protéger, mais là...Je crois plus rien...» Je m'apprête à abaisser ma batte. A le frapper ! A lui faire mal comme il m'a fait mal ! Ma batte se jette sur lui, mais au dernier moment je retiens mon geste. Je laisse finalement tomber la batte devant lui. « Mais, tu sais quoi...Finalement, tu mérites même pas ma colère...ni ma peine...Tu mérites simplement mon ignorance...Ton trou se retire si je n'étais que cela pour toi...M'appelle plus...Efface mon numéro...Je ferrais de même...» Je lui tourne finalement le dos. Je vais rien à voir avec lui. Même si cela me fait mal. J'ai pensé chaque mot. Car, Alex a été important pour moi. Et, une part de moi, voudrait tellement qu'il me retienne...mais je suppose que c'est rêver, non ?

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MessageSujet: Re: I'll burn you (Alex)   Dim 12 Mai - 13:25

Au-dessus de moi, le gamin fulmine, suinte la rage par tous les pores de sa peau. C’est limite flippant, mais il me faut bien plus qu’un adolescent en pleine crise pour que je me chie dessus. « Et, encore, tu n'as rien vu de ce que le petit con t'a réservé, enflure ! » « C’est une surprise ou j’ai le droit de savoir ? » Mes yeux se posent sur la porte fermée, comme si j’attendais vainement qu’elle s’ouvre pour voir apparaitre un ami, un prof, une énième pauvre conne. Pourtant, je sais qu’une quelconque aide extérieur ne viendra certainement pas ou du moins, pas avant qu’il ne me tue. La plupart des filles qui étaient dans le vestiaire me haïssent et c’est certainement pas elles qui vont me secourir, le staff de l’établissement m’exècrent et si ils viennent, ça sera pour briser chaque os dans mon corps. De toute façon, je ne veux pas d’aide. Je ne veux pas qu’on me voit dans cette position ; ça pourrait nuire à ma réputation. Puis j’en ai pas besoin. Mon sourire seul suffit à lui faire perdre les pédales, le pauvre gosse devient dingue et je me demande bien pourquoi je le pousse à bout, pourquoi je ne lui fais pas plaisir en simulant la peur ou au moins en le prenant au sérieux. Ça me fait mal de le voir dans cet état, plus que je ne voudrais me l’avouer. Rhian soulève la batte au-dessus de sa tête, l’abaisse de toutes ses forces et moi, je regarde le trajet de la batte, paralysé par la surprise plutôt que la peur. Putain. L’objet s’écrase à quelques millimètres de mon visage dans un bruit assourdissant. Putain. « Arrête cela tout de suite ! Alex ! Tu peux prendre un truc au sérieux une fois dans ta vie ? » Mon regard va de la batte au visage de Rhian, la stupeur ne quittant pas mes traits. Ma bouche s’ouvre, puis se referme sans qu’aucun son n’en sorte. Une première, un miracle. Le lycéen tremble comme une feuille, visiblement secoué par sa propre agressivité. Il ne tiendrait pas la batte de baseball sur ma queue, je me serais déjà relever pour le prendre dans mes bras. Au lieu de quoi, je préfère lui balancer des méchancetés à la gueule, comme pour me prouver que je ne tiens pas à lui, qu’il n’est rien dans ma vie. Et subitement, ce n’est plus la colère que je peux lire dans ses yeux, c’est une souffrance réelle, une tristesse authentique. Face à lui, je suis complètement démuni. « Non, il a pas décidé de me baiser et déjà il a quelqu'un...Mais, c'est pas la question et cela te regarde pas ce qu'il se passe entre Faust et moi...» Il a quelqu’un. Il sait pour Baptiste et je veux même pas savoir comment il l’a appris. Je reste silencieux, figé. J’ai subitement envie de chialer comme un môme, de l’attirer tout contre moi et de le bercer jusqu’à ce que son sourire de gamin ne revienne se placarder à sa gueule. Et toujours ces putains de mots qui s’échappent d’entre mes lèvres sans que je ne puisse les retenir. Ces putains de mots qui vont finir par nous détruire tous les deux. Les yeux embués de larmes, Rhian encaisse chacune de mes paroles, se retient d’éclater en sanglot devant moi. Quel connard je suis. « Alors, c'est que tu penses ? Bah, moi, je vais t'en apprendre une bonne. Tu n'étais pas qu'une bite pour moi. Non, t’inquiète, j'allais pas te demander en mariage. Mais, je t'aimais bien, Alex. Je t'aimais comme tu étais. Tes défauts. Tes qualités. Tu crois quoi ? Pourquoi je passais autant de temps dans ton lit ? Je connais au moins vingt mecs rien que dans cette fac qui me payerait pour que je les suce... » Ça me fait l’effet d’une baffe dans la gueule. Une boule se forme dans ma gorge. De nouveau, Rhian s’emporte, soulève la batte au-dessus de sa tête, me menaçant. Et je ne fais rien, ni pour me tirer de là, ni pour protéger mon visage ou mes parties. Je baisse simplement les yeux, sincèrement désolé. « Je t'aimais bien car je me sentais bien avec toi. On s'amusait bien. Sans attache, ni vraiment de règle. J'étais bien avec toi car j'ai l'impression que tu me comprenais et que je te comprenais. Que tu te jouais ce rôle d'enfoiré simplement pour te protéger, mais là...Je crois plus rien...» La batte s’abaisse une seconde fois, je ferme les yeux tellement fort que des couleurs apparaissent derrière mes paupières, attendant que ça passe. Rien. Un bruit sourd et j’ouvre les yeux pour voir la batte devant moi. « Mais, tu sais quoi...Finalement, tu mérites même pas ma colère...ni ma peine...Tu mérites simplement mon ignorance...Ton trou se retire si je n'étais que cela pour toi...M'appelle plus...Efface mon numéro...Je ferais de même...» Et sans rien ajouter de plus, il me laisse au milieu de la pièce et je me sens minable. Pour la première fois de ma vie, je me sens réellement pitoyable. Le vide abyssal vient me bouffer de l'intérieur. Pas vraiment sûr de moi, je me relève et ferme la porte avant qu’il ne puisse la franchir. Violemment, je l’entraîne dans une des douches, seul endroit où je peux l’enfermer à clef. J’ai l’impression que mon cerveau va imploser, que mon cœur va me lâcher. Puis je me mets à gueuler, hurler dans les vestiaires. « Non. Tu vas rester ici et tu vas me frapper, me briser les couilles ou le genou, me faire chialer, ce que tu veux, mais tu restes ici. Tu restes jusqu’à ce que cette histoire soit réglée pour de bon et après, je te ramènerais chez toi, chez moi, où tu veux. Je ferais ce que tu veux. Je viens de passer deux journées merdiques. Je bouffe plus, je dors plus, je suis quasiment plus foutu de bander dur, je suis à peine sortable et tu me manques. Ce que je t’ai envoyé hier me tue. Je me hais, j’arrête pas d’y penser. Je déteste quand tu prends la défense de Faust, parce que ça me fait l’effet d’une baffe dans la gueule, parce que dans ses moments-là je me souviens que dès que tu l’auras, je pourrais crever comme un con dans mon coin sans que t'en ais quelque chose à foutre. La vérité, c’est que je flippe. Je veux pas être seul, je veux pas que tu sois avec lui. Alors je me suis emporté, j’ai été un demeuré et je m’en excuse. Te sentir partir, t’éloigner ça me terrifie et ça me rend agressif. » Ma respiration se barre en couille, je suis mal assuré, ma voix se brise et je suis obligé de me taire quelques secondes, le temps de reprendre mes esprits. « Je sais que je suis qu’un connard égoïste, que j’ai pas le droit de te rendre misérable ou triste parce que je le suis. Pardonne moi Rhian. Je suis le pire des enfoirés sur cette terre, je m’en rends bien compte. Mais pour le coup, j'te déteste. Je te hais de me faire gueuler des putains de conneries de ce genre, d'être autre chose qu'un putain de plan cul et de me rendre dépendant à autre chose que ma putain de drogue. Je te hais de vouloir Faust, d'être la cause de la haine viscérale qu'on se porte. Je te hais d'avoir foutu la merde dans ma vie de connard bien rangé. » J’allume l’eau de la douche, comme le désespéré que je suis. On finit tous les deux trempés, nos habits nous collant à la peau. « Voilà. Comme ça t’es obligé de rentrer avec moi. Tu peux pas te balader dans la rue comme ça ou prendre le bus parce que tu vas sois prendre froid ou alors on va te prendre pour un fou. » Je cesse subitement de gueuler, me rendant compte que je suis plus ridicule qu’autre chose. Je m’éloigne du jeune homme, comme si je méritais pas de respirer le même air que lui, m’adossant à la paroi de l’autre côté de la cabine, un rire nerveux s’échappant d’entre mes lèvres. J’ai réellement envie de pleurer de désespoir, de honte. « Je suis lamentable, hein ? »
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MessageSujet: Re: I'll burn you (Alex)   Dim 12 Mai - 19:20

« Non. Tu vas rester ici et tu vas me frapper, me briser les couilles ou le genou, me faire chialer, ce que tu veux, mais tu restes ici. Tu restes jusqu’à ce que cette histoire soit réglée pour de bon et après, je te ramènerais chez toi, chez moi, où tu veux. Je ferais ce que tu veux. Je viens de passer deux journées merdiques. Je bouffe plus, je dors plus, je suis quasiment plus foutu de bander dur, je suis à peine sortable et tu me manques. Ce que je t’ai envoyé hier me tue. Je me hais, j’arrête pas d’y penser. Je déteste quand tu prends la défense de Faust, parce que ça me fait l’effet d’une baffe dans la gueule, parce que dans ses moments-là je me souviens que dès que tu l’auras, je pourrais crever comme un con dans mon coin sans que t'en ais quelque chose à foutre. La vérité, c’est que je flippe. Je veux pas être seul, je veux pas que tu sois avec lui. Alors je me suis emporté, j’ai été un demeuré et je m’en excuse. Te sentir partir, t’éloigner ça me terrifie et ça me rend agressif. » Je suis sous le choc. Comment ne pas l'être ? Je recule finalement. Tout sa vérité m'explose à la gueule. Ces blessures. Ces craquelures. J'ai plus envie de le détester, même si je le pourrais. Il me fait mal au cœur. Il m'attrape pour me mouiller. Je me débats, mais je finis trempé.« Voilà. Comme ça t’es obligé de rentrer avec moi. Tu peux pas te balader dans la rue comme ça ou prendre le bus parce que tu vas sois prendre froid ou alors on va te prendre pour un fou. Je suis lamentable, hein ? » Je m'approche de lui sans rien dire. Je viens poser ma main sur sa joue. Ma colère semble si loin à présent. Ma main collée contre sa joue glacée. Si, je pouvais je tenterais d'observer sa peine...Mais, je n'ai pas ce pouvoir là. Tellement de choses à lui dire. Commencer par quoi ? Alors, je commence par l'évidence. Je pose mon front contre le sien comme l'offrande que je ne l'abandonnerais pas. « Non, tu es humain c'est tout...» Je glisse ma main de sa joue à sa nuque. Je descends le long de son bras et je lui prends la main. Je la serre fort car je me suis pas sentit aussi proche d'Alex car sa peine je la connais. Être un enfoiré pour lui ou pour moi être trainé. C'est simplement notre carapace. Notre protection pour ne pas souffrir. Je le tire lentement et je le force à s'asseoir sur un banc. Je récupère une serviette et je la pose sur sa tête. « Je ne sais pas quoi te dire...Si...Je le sais...Merci à toi de m'avoir dit tout ça, même si tu te détestes de l'avoir fait. Car, je me rends compte à quel point je tiens à toi. Je pensais que nous deux cela ne serait qu'une histoire de cul. Après tout, j'ai 17 piges, tu pourrais passer vingt-ans en prison pour rien que tout ce que m'as fait la première nuit qu'on a passé ensemble. Tu te souviens ? » Je sèche son visage et essaye de tirer un sourire de lui même je suppose que je n'y arriverais pas ou il ne tiendra pas. C'est pas grave je continue. Je sèche ses épaules. Je m'en fiche qu'il soit nu devant moi. Alex, je l'ai vu sous toutes les coutures. Je m'agenouille et pour rien de malsain pour une fois. Je m'occupe de lui. J'ai ce besoin car pour moi on sait pas beaucoup occupé de lui, comme on s'est jamais vraiment occupé de moi avant Faust. « J'aime passer du temps avec toi. Tu fais rire et tu me fais jouir. Avant toi, je me sentais seul. Ouai', avec ces mecs et toi à côté. Ils faisaient pas le poids. J'aime t'emmerder, te pousser à bout, te faire rire. Après je suis désolé d'être la cause de votre brouille avec Faust...Je ne savais pas... » Au moins, je comprends mieux. « Mais, aucun de vous n'a être jaloux. J'aime être avec toi et je continuerais quoi qu'en pense Faust. Il a son copain. S'il croit que je vais l'attendre bien sagement, il se met le doigt dans l’œil. Tu sais...Je les ai surpris entrain de coucher ensemble...Cela m'a donné envie de vomir... » Je pose la serviette sur ses genoux et je me tourne vers ses vêtements jetés à travers la pièce. Du Alex, quoi ! Je récupère en premier son tee-shirt que je lui enfile. Oui, on dirait une mère juive un peu trop possessive, mais j'ai vraiment envie de m'occuper de lui. Je me rendais pas compte de tout le mal que je lui faisais en étant avec Faust. Est-ce que c'est ma manière de me racheter ? « Mais, un jour, je trouverais quelqu'un qui veut bien de moi. Faust ou quelqu'un d'autre et oui on ne couchera plus ensemble...Mais, je t'abandonnerais pas Alex. Je viendrais toujours pisser avec toi du haut de ton balcon. Ou mettre les peluches de ta colloc dans le micro-onde. On trouvera autre chose...On pourra se défoncer ensemble. On pourra se confier l'un à l'autre. Si tu veux. On trouvera car il est hors de question que je te vire de ma vie, enfoiré. Tu m'as compris ? » Je m'arrête et je prends sa tête entre mes deux mains. Je dépose un baiser tendre de réconfort sur ses lèvres et je glisse jusqu'à son oreille pour lui murmurer. « Je sais que tu vas détester ce que je vais te dire...Tu es véritable enfoiré, Alex...Mais tu es mon enfoiré... » Je le prends finalement dans mes bras. Des personnes dans notre genre non pas besoin de câlins et de tendresse. On pisse dessus. Mais, c'est pas tout ce qu'on recherche finalement ? Que les gens arrivent à percer nos carapaces et nous aiment comme nous sommes. Des êtres imparfaits...Mais, des êtres qui ont besoin d'être aimés.

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MessageSujet: Re: I'll burn you (Alex)   Dim 12 Mai - 21:59

Rhian me regarde, visiblement en choc. Je m’en branle, je continue de gueuler comme un clébart enragé encore, encore et encore sur lui, sur Faust, sur une infime partie d’une vie de merde sur laquelle je crache. Ouais, j’déteste ma vie et ça peut paraitre dégueulasse de dire ça quand tant de personnes ne vivent de rien. Oui, je suis un privilégié. On oubli cependant qu’un portefeuille bien rempli et plusieurs cartes de crédits saturées ne remplacent pas le manque créé par l’absence de parents. Et ça, j’en parle pas. Parce que je veux pas qu’on cherche des excuses à mon comportement d’enfoiré, je veux pas non plus qu’on me prenne en pitié. Et je vois bien que Rhian a de la peine pour moi. Je veux pas qu’il me regarde comme ça, putain. Il recule. Je lui en veux pas, je dois être carrément flippant en cet instant précis. Mes doigts se resserrent sur son t-shirt et je le tire brutalement à moi, me foutant bien qu’il se débatte. Sans son arme, il peut plus faire grand-chose de toutes manières. Quand il est trempé jusqu’aux os, quand j’ai enfin fini mon discours, je le relâche avec une envie de taper dans les murs, de me prostré dans un coin et pleurer comme un gamin de cinq ans. Je prends sur moi, parce que jamais, au grand jamais, on ne me verra chialiner. Dire ce que je ressens à quelqu’un me coûte déjà bien trop. Les yeux dans le vague, je me renfrogne, m’isole ailleurs, partout, mais surtout pas ici. Poings serrés, mâchoire crispée, je suis triste et en colère contre moi-même. Surtout ne pas le montrer. Enfin, c’est un peu tard après la scène que je viens de lui faire. Le jeune homme pose une main sur ma joue et j’ai un léger mouvement de recul, visiblement surpris de ne pas me prendre un poing dans la gueule. Après tout, je suis certain qu’il en rêve depuis un moment. « Non, tu es humain c'est tout...» Le silence lui répond, cette fois-ci. Je me concentre sur sa main qui glisse le long de ma peau, m’arrachant des frissons. Nos doigts s’entremêlent finalement et il me tire jusqu’à un banc où je m’assois docilement, trop épuisé pour lui faire une remarque désobligeante ou autre. Puis je préfère me concentrer sur ma respiration, m’efforçant de me calmer. Parce que ouais, je suis aussi connu pour mes épisodes de colères, incontrôlables et les nombreux passages à tabac que j’ai fait subir à de pauvres cons n’ayant rien demandés à personne et qui me valent aujourd’hui un casier judiciaire remplis. Bref. En somme, après ce qui vient de se produire, j’ai l’impression d’être le stéréotype ambulant d’un personnage dans un mauvais film romantique légèrement orienté vers le sm. « Je ne sais pas quoi te dire...Si...Je le sais...Merci à toi de m'avoir dit tout ça, même si tu te détestes de l'avoir fait. Car, je me rends compte à quel point je tiens à toi. Je pensais que nous deux cela ne serait qu'une histoire de cul. Après tout, j'ai 17 piges, tu pourrais passer vingt-ans en prison pour rien que tout ce que m'as fait la première nuit qu'on a passé ensemble. Tu te souviens ? » Une esquisse de sourire s’étire sur mes lèvres en repensant à cette nuit, alors que je ferme les yeux. Avec une infinie tendresse, il me sèche le visage et en temps normal, je ne lui aurais certainement pas laissé s’occuper de moi comme si je n’étais qu’un gamin. En réalité, j’apprécie chacun de ses gestes et l’intonation de sa voix me berce. « Rappel moi, je me fais vieux. » Tentative désespérée d’être drôle. Fail. Il s’agenouille devant moi et je le regarde faire, posant mon front contre le sien, l’écoutant alors qu’il continue de parler. « J'aime passer du temps avec toi. Tu fais rire et tu me fais jouir. Avant toi, je me sentais seul. Ouai', avec ces mecs et toi à côté. Ils faisaient pas le poids. J'aime t'emmerder, te pousser à bout, te faire rire. Après je suis désolé d'être la cause de votre brouille avec Faust...Je ne savais pas... Mais, aucun de vous n'a être jaloux. J'aime être avec toi et je continuerais quoi qu'en pense Faust. Il a son copain. S'il croit que je vais l'attendre bien sagement, il se met le doigt dans l’œil. Tu sais...Je les ai surpris entrain de coucher ensemble...Cela m'a donné envie de vomir... » Je ne réponds pas, parce que j’ai plus vraiment la force de me battre. J’ai toutes les raisons du monde d’être jaloux étant donné que je passerais toujours après Faust. Et ça me fait mal, de passer second. Peut-être que le connard qui a tenté de me faire une thérapie n’a pas eu tords en fin de compte. Peut-être que l’pauvre orphelin que je suis à besoin d’être premier dans tout ce qu’il fait parce qu’il a jamais eu l’occasion de passer premier dans la vie de papa et maman ou autre connerie. Inutile de dire qu’il a fini aux urgences. On parle pas de mes parents, c’est tout. « Je suis désolé que t’ai découvert pour lui et Baptiste comme ça. » J’essaie de changer de sujet, n’appréciant pas réellement qu’on s’attarde à ce point sur mon moment de faiblesse. Ça arrive, merde. Il se lève et me cherche mes habits et je peux pas m’empêcher de lever les yeux aux cieux et de l’arrêter. « C’est bon. Je suis pas handicapé non plus. » Et cette putain de fierté qui finis toujours par refaire surface. Je me rhabille vivement, la douleur de mon entre-jambe me faisant grimacer. Le con ne m’a pas loupé. Merde, je crois qu’il m’a réellement castré. « Mais, un jour, je trouverais quelqu'un qui veut bien de moi. Faust ou quelqu'un d'autre et oui on ne couchera plus ensemble...Mais, je t'abandonnerais pas Alex. Je viendrais toujours pisser avec toi du haut de ton balcon. Ou mettre les peluches de ta colloc dans le micro-onde. On trouvera autre chose...On pourra se défoncer ensemble. On pourra se confier l'un à l'autre. Si tu veux. On trouvera car il est hors de question que je te vire de ma vie, enfoiré. Tu m'as compris ? » De nouveau, je ne lui réponds pas. Je ne sais jamais quoi dire dans ces moments-là. Ses mains se posent sur mes joues et il dépose un baiser sur mes lèvres. « Je sais que tu vas détester ce que je vais te dire...Tu es véritable enfoiré, Alex...Mais tu es mon enfoiré... » Silence pesant que je me décide à briser au bout de quelques secondes. « Venant de toi, je vais prendre ça comme un compliment. » Comme quoi, dire ce que l’on pense réellement peut nous attirer plus d’emmerdes qu’autre chose. Certes, j’aime bien ces instants-là, mais maintenant il sait. « Si tu pouvais éviter d’en parler ça m’arrangerait, au fait. J’hésiterais pas à te botter le cul si tu le dis à Faust. » Parce que ouais, je vais pas non plus laisser à l’autre connard une opportunité en or de venir m’agresser au coin d’une rue. Déjà qu’il a promis de me faire payer ma dernière connerie. M’éclaircissant la gorge, je reprends contenance et mets mes lunettes de soleil, détestant la manière dont il me fixe. C’est à peine s’il cherche à contenir la pitié dans son regard. « J’ai faim, pas toi ? » Ouais, dans mon monde, la meilleure protection que j’ai trouvé contre ce genre de choses, c’est de ne pas en parler. Et je compte bien effacer dès maintenant tout ça de ma mémoire. « Tu veux aller où ? Je veux bien faire ton chauffeur aujourd’hui. Tant que tu gerbes pas sur les sièges de ma bagnole comme la dernière fois que je t’ai ramené de soirée. » En réalité, ça me dérange pas vraiment qu’il foute ma Lamborghini dans un état pitoyable. Au pire, je m’en rachèterais une autre. Putain de fric dont je ne sais même plus quoi faire. Sans même l’attendre, je marche les mains dans les poches, direction la sortie, me comportant de nouveau comme le roi du monde. Je me retourne finalement vers lui. « Bon, tu viens Rhian ? » Ouais, vous avez bien entendus. Rhian. Pas petite bite, gamin ou autre surnom.
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MessageSujet: Re: I'll burn you (Alex)   Sam 18 Mai - 15:35

Spoiler:
 

J'étais venu lui faire mal...J'étais prêt à exploser son crâne sur le carrelage de ces douches. J'aurais regardé le sang s'écouler dans les gouttières sans remord. Mais, je m'en demandais trop peut-être ? Car, finalement, je réalisais que la seule personne qui faisait du mal à Alex c'était lui même. Et, là, toutes mes défenses venaient de s'écrouler. Je savais qu'il ne se moquait pas de moi, que dans le fond de ses yeux c'était sa propre perversion à se heurter lui-même que je pouvais apercevoir. Pourquoi cela me touchait ? Car, j'avais les mêmes talents. J'avais passé sept-ans à me faire du mal. Voir deux ans à me faire passer pour la dernière des trainées pour simplement oublier ce qui était arrivé cet été là il y a bien longtemps. Oublié ces mains qui puaient le tabac froid et l'alcool bon marché. Sa sueur dégoutante qui dégoulinait sur moi...Alors, bien sûr que j'allais pas le laisser comme ça. Ma main prêt de son visage ce n'était que le début. Son léger recul ne me fit pas peur. J'avais l'impression de défier un animal. Alex pouvait me rejeter...me pousser...tourner sa colère vers moi...Je me détournerais pas car on s'était si souvent détourné de moi. Faust avait été le premier et c'est pour cela qu'il avait une place si importante dans mon cœur. Je le séchais, m'occupant de lui avec tendresse. Je savais que dans son état normal, il m'aurait rejeté, mais rien n'était normal en sa bas monde. Surtout pas entre un enfoiré comme Kheez et une trainée comme moi. Entre rejetés ne pouvions pas trouver un peu de paix...ensemble ?

« Rappel moi, je me fais vieux. » Je m'arrête un instant de le sécher, amusé par cet humour qui est notre protection. Moi, aussi, rire dans ces moments est la seule chose qui me reste. Je réponds de cet même élan. « Mais non...Rappelle-moi, c'était comment l'époque des dinosaures ?» Pourtant, ma joie de vivre n'accompagne pas mes mots. Je sais qu'on va pas se rouler parterre à se tenir le ventre. C'est pas comme cela qu'on fonctionne....Je m'agenouille mais comme un croyant devant son apôtre. Combien de fois je me suis agenouillé bien des choses bien plus corsées. Cependant, là je continue de le sécher sans gestes déplacés...Un peu de douceur peut pas nous faire du mal, non ? Son front contre le mien m’apaise, ma couleur disparaît dans la serviette éponge qui l'absorbe et m'en sépare. Je respire lentement contre lui. J'entends ses excuses : « Je suis désolé que t’ai découvert pour lui et Baptiste comme ça. » Je hausse les épaules car cela n'a plus d'importance maintenant. « C'est comme ça...» C'est à mon tour d'être triste pendant quelques secondes. J'ai envie de hurler, de faire sortir ma colère, mais à quoi cela servirait ? C'est Faust le coupable dans tout cela et pour l'instant, je ressens le besoin de m'occuper de lui. Le reste cela sera pour plus tard...

Je vois qu'avec Alex c'est peut-être poussé le bouchon trop loin en voulant le rhabiller lui-même. « C’est bon. Je suis pas handicapé non plus. » Je dépose ses vêtements sur le banc et je n'ajoute rien. Je comprends...Nous avons cette même fierté...Je profite pour me sécher alors qu'il s'habille. Je prends ensuite le temps de me rapprocher à nouveau de lui. Je me confie comme jamais je ne l'aurais fait avec quelqu'un d'autre que lui ou Faust. Je dépose même un baiser sur ses lèvres. Je lui affirme qu'il est MON enfoiré. « Venant de toi, je vais prendre ça comme un compliment. » Je souris, mes mains toujours autour de ses joues. Je hoche la tête pour bien lui confirmer qu'il est important pour moi et que jamais cela ne changera. Ou comment un coup de bite à fait battre mon petit cœur et donné l'envie de ne pas lui tourner le dos. « Si tu pouvais éviter d’en parler ça m’arrangerait, au fait. J’hésiterais pas à te botter le cul si tu le dis à Faust. » Je me sèche les cheveux et je lui offre ce clin d'oeil. Il peut me faire confiance. Alex me demande ensuite : « J’ai faim, pas toi ? » « Ouai', je meurs de faim. Je veux un truc bien gras et bien dégueulasse.» Pour de vrai, je ne meurs pas de faim, mais je ne veux clairement pas le quitter sur cette note. « Tu veux aller où ? Je veux bien faire ton chauffeur aujourd’hui. Tant que tu gerbes pas sur les sièges de ma bagnole comme la dernière fois que je t’ai ramené de soirée. » Je hausse les sourcils et je le fouette avec la serviette mouillée. « Hey, je te rappelle que ce qui m'avait fait dégueuler c'était l'odeur de moule pas fraiche. Si tu ramenais pas des filles à la chatte mycosée, tout irait bien. » Je le vois partir devant. « Bon, tu viens Rhian ? » Je le dépasse et je sors avant lui. Je ne lui tiens pas la porte. Il faut pas rêver. « Mais, je t'attends, Alex. » Non, pas d'insulte ou de pied nez. Je sautille autour de lui comme le lapin que je suis. J'ai retrouvé ma bonne humeur, mon sac sur les épaules comme le petit frère qui accompagne son grand frère, prête encore à lui en faire voir des vertes et des pas mûrs.

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